Bonjour à tous !

Je pense que tout le monde l’a remarqué, cet été a été riche en actualité, et c’est ce dont nous allons parler aujourd’hui dans ce premier “vrai” article du blog Lost Among The Stars.

Je vous propose en effet, pour ce premier post de faire un point sur l’état du monde, et pour cela d’évoquer les principaux événements qui ont marqué l’été, puis de voir comment nous pouvons les interpréter. Précisément six événements.
Je préfère par ailleurs vous prévenir tout de suite, ces six sujets ne sont ni les plus joyeux ni les plus passionnants, mais ils sont bien plus importants, tout simplement parce qu’ils concernent l’ensemble du monde et notre avenir… Et un seul d’entre eux est positif. Ces six événements sont donc les suivants : la vague de chaleur qui a touché l’Europe, le typhon Jebi qui a frappé le Japon à la fin du mois d’août, la guerre et les combats qui perdurent au Moyen-Orient et en Afrique, les manifestations et contestations anti-immigration en Allemagne, l’annulation par la justice canadienne du projet d’oléoduc TransMountain, et enfin la démission du Ministre français de l’Environnement Nicolas Hulot. Rien de bien captivant à première vue… Détrompez-vous, car même si on a moins parlé de TransMountain que de la Coupe du Monde ( je parie que personne n’était au courant de cette immense victoire des défenseurs de l’environnement et des droits autochtones… Alors que pour la deuxième étoile française… ), ces six sujets révèlent bien plus d’informations sur l’état de notre société.

À partir de ces six événements, nous allons pouvoir évoquer trois thèmes dans l’article d’aujourd’hui : l’état de notre planète, l’état géopolitique de notre monde et l’état social de notre bonne vieille “Humanité”.

D’ici 2050, un été sur quatre sera caniculaire. Enfin, selon les chiffres, car au vu des dernières années, je pense personnellement que ce chiffre est déjà largement dépassé. Nous avons, cette année encore battu un nouveau record de température, tant en France qu’au niveau mondial. Je ne vois même pas comment on peut encore discuter pour savoir si le réchauffement climatique planétaire est bien réel ou pas, la réponse vient d’elle-même.
La “vague de chaleur” de cet été nous montre bien à quel point l’urgence est réelle. Je me vois mal, pour ma part, vivre deux mois par an au-dessus des quarante degrés… Car c’est bel et bien de cela que nous parlons, il n’est aujourd’hui plus possible de le nier. Encore pire, cette hausse des températures (que les prévisions scientifiques les plus pessimistes évaluent à +5° d’ici 2100) n’est qu’une des nombreuses conséquences du changement climatique dont nous sommes responsables. On pourrait citer, la hausse du niveau des mers et la fonte des glaces (qui vont évidemment de concert avec l’augmentation de la température), la disparition de 17 à 34% des espèces vivantes d’ici 2050, l’effondrement des pêcheries commerciales prévu par l’ONU pour 2048, la diminution de 30% des ressources naturelles en trente ans, ou encore l’augmentation de 15% des émissions liées au tourisme entre 2009 et 2013… Et malgré tout, nous continuons à produire chaque année quatre cent millions de tonnes de produits chimiques, à rejeter à la mer un tiers des poissons pêchés, à vendre un million de bouteilles d’eau en plastique par seconde (oui oui, un million par seconde)… La liste est longue et si je l’écrivais en entier, il me faudrait changer de forfait d’hébergement web.
Les seuls chiffres que j’ajouterai me permettront de faire la transition pour les deux parties suivantes : en cinquante ans, le nombre de catastrophes naturelles a plus que triplé. Une personne déménage chaque seconde dans le monde à cause du changement climatique. Et cent millions de personnes supplémentaires tomberont dans la pauvreté si rien n’est fait. Si vous n’étiez pas convaincu de la nécessité URGENTE de consacrer un peu plus que pas grand-chose à la lutte pour le changement climatique et pour l’environnement en général, j’espère que vous l’êtes désormais.

J’ai parlé dans l’introduction du projet d’oléoduc TransMountain, qui était porté par le gouvernement du Canada et le premier ministre Justin Trudeau, mais qui vient d’être annulé par la Cour d’Appel Fédérale du pays. Et pour ce qui est de la démission de Nicolas Hulot, je pense que ses mots ont été largement repris dans les médias, j’aimerai juste ajouter que pour moi, le gouvernement français et Emmanuel Macron ont définitivement abdiqué devant les lobbies, les entreprises et l’argent.

L’état de notre environnement n’est pas très bon, et celui de la géopolitique mondiale n’est guère meilleur. Je ne pense pas avoir besoin de vous lister toutes les tensions qui existent à l’échelle internationale, elles font suffisamment souvent la une de l’actualité. Toujours est-il que les conflits perdurent, que la course à l’armement continue, toujours plus vite, que les flux migratoires ne faiblissent pas vraiment, que le populisme et le racisme continuent à prendre de l’ampleur en Europe, que les grandes puissances continuent à se faire de l’argent et à commercer en vendant des armes et en achetant des matières premières. Que les riches deviennent encore plus riches, et les pauvres encore plus pauvres. Que nous continuons à vivre comme si de rien n’était.

Selon le site d’actualité foreignpolicy.com, il y aurait actuellement dix conflits dans le monde. En Corée du Nord, même si des avancées spectaculaires ont été faites dans les derniers mois, les tensions restent extrêmement fortes et la dénucléarisation plus qu’incertaine. La rivalité opposant l’Arabie Saoudite (soutenue par les États-Unis) et l’Iran (plutôt soutenu par la Russie), associée à la guerre et aux épidémies qui ravagent le Yemen (plus de huit millions d’habitants sont au bord de la famine, un million de cas déclarés de choléra, 3 millions de déplacés), aux combats qui continuent en Afghanistan et à la guerre civile qui fait rage en Syrie entre les partisans du régime de Bashar el-Assad soutenus par Moscou, les Kurdes, la coalition internationale et l’État Islamique, on peut dire que le Moyen-Orient traverse une période de guerre absolue. On peut ajouter à cela le Sahel, où les groupes terroristes sont encore nombreux, les combats qui font chaque jours des dizaines de morts en République démocratique du Congo et au Vénézuela, ainsi que le conflit ukrainien, toujours pas derrière nous. Enfin, le monde a connu au début de l’année une des pires crises humanitaires de l’histoire avec les persécutions envers les Rohingyas au Myanmar, où plus de 650.000 personnes ont du fuir.
Si vous voulez plus d’informations sur ces dix conflits qui touchent le monde, je vous laisse lire l’article original (en anglais) à l’adresse suivante : https://foreignpolicy.com/2018/01/02/10-conflicts-to-watch-in-2018/
Mais je pense que vous aurez saisi l’idée et compris que même en 2018, la guerre tue encore des dizaines de milliers de personnes par an.

Encore une mauvaise nouvelle (vous étiez prévenus…), l’état social des êtres humains n’est pas bon lui non plus… La meilleure preuve nous vient d’Allemagne, comme je l’ai déjà dit au début de l’article.
Il y a deux ans, la chancelière Angela Merkel avait fait preuve d’une grande humanité en étant la seule dirigeante européenne à mettre en place pour son pays une politique migratoire digne d’une démocratie vantant les mérites de la fraternité. Depuis 2016, l’Allemagne a accueilli et intégré dans sa société plus d’un million de migrants, et la population y était plutôt favorable.
Mais comme partout en Europe, les contestations anti-immigration se sont intensifiée, l’extrême-droite a pris beaucoup d’ampleur, et le résultat est là : Angela Merkel, fragilisée par ses différents alliés politiques, n’aura vraisemblablement pas d’autre choix que de fermer ses frontières elle aussi.
Cela reflète bien la montée des courants populistes, nationalistes et d’extrême droite en Europe. À chaque nouveau scrutin, ils gagnent du terrain. Et remportent de plus en plus d’élections.

Pour ce qui est du reste du monde, on observe exactement les mêmes enchaînements, notamment aux États-Unis, où cela à bien évidemment conduit à l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche.

Et bien-sûr, les habitants des pays pauvres n’ont même pas le temps de se poser ces questions-là, étant trop occupés à survivre de jour en jour, tâche rendue de plus en plus difficile par NOS conflits et NOTRE réchauffement climatique. Mais c’est bel et bien eux qui souffriront en premier.

J’espère ne pas vous avoir plombé votre journée avec toutes ces données désespérantes, et c’est pourquoi j’aimerais terminer cet article par une note d’espoir, une citation de Nelson Mandela qui a un jour dit : “Cela paraît toujours impossible jusqu’à ce que ce soit fait”.

À bientôt,

Clément